Autrefois, le pétillon s’appelait encore « bouchon » selon les souvenirs de Madame Horat.
Les dictionnaires anciens nous confirment le sens que l’on donnait autrefois au mot : dans le Trévoux, daté de 1743, on trouve au mot bouchon : « C’est un signe que l’on met à une maison pour montrer qu’on y boit du vin à pot et à pinte ».
Ce n’est que depuis 1959 que cette cérémonie rassembla un plus grand nombre de participants dont le conseil municipal qui s’est mis à suivre le cortège. Aujourd’hui, la cérémonie est bien plus orchestrée autour de nombreux habitants et amis, d’une fanfare, de majorettes
Mais bien avant les souvenirs de Madame Horat, cités précédemment, dans les textes latins du 1er siècle après Jésus Christ, nous retrouvons les étapes et la signification de cette coutume : le Pétillon correspondait au bouquet de verdure persistante accroché en l’honneur de Bacchus, dieu du vin, sur les façades des tavernes. On retrouve aussi ces mêmes branches de verdure à la porte des cabarets pendant l’époque médiévale.
Le pétillon est donc une enseigne désignant l’endroit où l’on peut boire. Au XVème siècle, le poète Olivier BASSELIN écrivait dans les Vaux de Vire : « Pour cornette et guidon suivre au plus tost on doit Les branches d’hiere ou d’if qui montrent où l’on boit ».
Quant à l’étymologie, elle semble aller de soit, le
« pétillon » évoque immédiatement le verbe pétiller, et
pour ceux qui ont
assisté
à la flambée qui suit sa dépose, le sens peut paraître si
l’on ose dire lumineux et plein de bon sens. Mais si
l’on se réfère au très sérieux dictionnaire de la langue
française de Godefroy, d’où le nom donné aux résineux
(genévrier, sapin ou if), que l’on utilisait comme enseignes
de cabaret. On comprend donc le glissement de sens qui s’est
opéré.
Roland VASSEUR nous a communiqué l’importance qu’il attachait à cette coutume, comme il nous l’a dit : « Gardons la tradition : Le pétillon ou bouchon, enseigne d’auberge, a donc deux millénaires d’existence. Il était répandu bien au-delà de notre région, mais a disparu de bon nombre de pays et provinces. Quelques communes du Vexin ont tenu à maintenir ou à restaurer ma tradition : Commeny, Gouzangrez, Immarmont (commune d’Osny), Théméricourt enfin, où il serait dommage de la voir s’interrompre un jour. »
Aujourd’hui
Nous tenons à cette coutume
qu’est le pétillon. Ce rassemblement convie tous les
habitants de notre village, jeunes et moins jeunes, à se réunir
autour d’une branche de genévrier, qui est préalablement
décoré de guirlandes et de bougies par tous les volontaires. Vient
ensuite la promenade, la tradition veut que l’on fasse le
tour du village en portant le pétillon. Chaque année, nous
réunissons les
habitants autour de cette branche en compagnie
d’une fanfare et de majorettes que l’on invite pour
animer notre marche traditionnelle. Chaque participant, peut avoir
un lampion de couleur pour accompagner et éclairer le chemin du
pétillon. Tous les ans nous demandons à un jeune du village de
porter le pétillon jusqu’au café du village. Lorsque nous
nous trouvons devant celui-ci nous retirons le pétillon de
l’an passé pour la remplacer par le nouveau. Nous brûlons
ensuite le vieux pétillon au rythme de la fanfare.
Après, nous nous retrouvons comme
chaque année sur la place pour boire un verre entre amis
et voisins.
La cérémonie du pétillon se déroule toujours le premier samedi du mois de septembre en début de soirée. Celle-ci annonce par la même occasion l’animation la plus importante de l’année à savoir la brocante du village qui se déroule quant à elle le premier dimanche de septembre.
C’est donc un week-end riche en tradition et en émotions, qui est proposé chaque année aux habitants de Théméricourt, premier week-end de septembre.
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